Après une mise à niveau en arts appliqués à Montpellier, l’aveyronnaise Céline Marbezy s’est lancée dans un BTS Communication Visuelle et suite à ça fit un DEUG en médiation culturelle et communication. Par la suite, elle a effectué plusieurs stages dans l’entreprise Sagamania à Rodez qui se déroulaient dans le cadre de ses études. A la fin de celles-ci, elle a commencé sa vie professionnelle par des petits jobs en freelance et en parallèle travaillait dans une imprimerie à Montpellier. Elle est ensuite partie vivre au Vietnam. Zoom sur cette expérience.

En 2004, Céline visitait le Vietnam et vivait un réel coup de coeur. Quatre ans plus tard, elle déposait ses valises à Hô Chi Minh avec un ami. Un projet qui devait durer quelques mois s’est finalement transformé en 7 ans vécus sur place. Son objectif originel était de s’impliquer dans un autre pays, elle commença donc à travailler dans une entreprise d’édition en tant que conceptrice des chartes graphiques des livres et de celle d’un guide touristique appelé “City Pass”, donnait quelques cours de Français et d’arts plastiques dans des écoles françaises, et s’engagea en parallèle dans l’association française sur place “Poussière de vie”, chargée de venir en aide aux enfants dans la rue, pour laquelle elle s’occupait notamment de la communication visuelle. Lors d’une kermesse organisée par cette association, plusieurs personnes lui demandèrent si elle pouvait travailler pour eux. Elle accepta et, de fil en aiguille, a fini par se mettre à son compte en tant que graphiste.

Dans une culture totalement opposée à celle Française, Céline n’a pas eu de mal à s’adapter professionnellement parlant car travaillait avec beaucoup d’entreprises françaises. Cependant, elle a tiré de nombreux bénéfices de cette expérience de vie. Son entreprise fonctionnait grâce à la communication, l’échange et le bouche-à-oreille, avec des clients ayant pleinement confiance en elle. Son travail était de plus très apprécié dans ce pays, le Vietnam, où les graphistes sont excellents dans la copie, mais pas dans l’innovation, besoin auquel Céline répondait avec succès. Le seul problème qu’elle a pu rencontrer sur place est l’omniprésence de la censure, pouvant parfois la limiter dans son processus créatif.

Revenue en France à l’horizon 2015 pour se rapprocher de ses proches, Céline se sent aujourd’hui inspirée par cette culture et propose des créations épurées. Cependant, elle reste tout de même ouverte à tout style créatif pour proposer à ses clients des supports adaptés à leurs demandes et univers respectifs.

Les graphistes, selon elle, doivent constamment user de leur curiosité pour se renouveler et être dans la tendance. La documentation est également un élément très important dans le processus créatif et surtout en ce qui concerne les typographies, les visuels et mises en pages tendances. Cette recherche est primordiale pour aiguiser son œil sur la composition et trouver un équilibre dans toutes les mises en pages possibles y compris pour les sites internet. Ce qui plaît le plus à Céline dans son métier c’est l’innovation permanente qu’il implique, le fait de toucher plusieurs secteurs d’activités et de ne pas être dans une routine de travail fait qu’elle ne se lasse jamais de son travail. Seul bémol pour elle dans son métier: lorsque des clients ne font pas appel à elle pour du conseil, qu’ils ont quelque chose de spécifique en tête, mais qu’au final ne se retrouvent pas forcément face à ce qu’ils imaginaient et sont parfois déçus. La plupart du temps, elle travaille sur le web ainsi que sur des chartes graphiques. Parfois, certains éléments présents sur le web se trouvent sur des supports papier également. Ceci nous prouve que le métier de graphiste est en évolution permanente et rapide.

Bodet Mathilde, Gonzalez Helena.