Depuis 40 ans, Michel Morio est président du club ruthénois. (photo : L.C.)

Michel Morio et le volley-ball sont indissociables. Les gymnases, tables d’arbitrage et tribunes sont depuis longtemps une deuxième maison pour lui.

Il a découvert ce sport à l’âge de 15 ans, initié pas ses deux frères déjà joueurs dans les Hauts-de-Seine. Il a essayé de « faire comme les grands » et est tombé amoureux de cette discipline. Depuis, il n’a jamais quitté cet univers. À 25 ans, il a déménagé à Rodez. Mais cela ne l’a pas éloigné de sa passion et c’est donc tout naturellement qu’il s’est dirigé vers le club de volley de la MJC de Rodez au sein duquel il a été accueilli les bras ouverts. Il apportait avec lui un vent de fraîcheur et de jeunesse très apprécié par les dirigeants de l’époque. Si bien qu’en 1982, deux ans après son arrivée au club, il en devient le président, un rôle qu’il occupe désormais depuis plus de 40 ans. 

Animé par sa passion, il a, à son tour, initié ses propres enfants. Ils se sont aussi investis pour ce sport. Michel le dit : « J’essaye un maximum de transmettre ma passion et de donner l’envie de jouer surtout aux jeunes générations ».  

C’est pour cela qu’il se rend disponible pour les jeunes du club en dédiant ses weekends aux matchs, qu’ils soient à domicile ou à l’extérieur. Il emmène les jeunes du club voir des équipes de haut niveau comme les Spacers ou l’équipe de France afin qu’ils s’inspirent des plus grands. Une expérience appréciée par les jeunes et tout autant par Michel : « C’est magique !»

En retour, il demande aux jeunes de s’investir dans le club qui repose sur un système d’échange entre joueurs et bénévoles, pour lui, « il faut beaucoup donner pour recevoir ».

Lui-même ancien joueur au niveau régional, Michel continu de vivre le volley par procuration en suivant le parcours des joueurs passés par le club. Il est fier de voir les joueurs de la MJC se démener sur le terrain. « Ça fait plaisir de voir le parcours des jeunes qui arrivent à évoluer après leur passage à Rodez, certains jouent à haut niveau (nationale 3), un d’entre eux a même été champion de France avec Narbonne !» annonce-t-il fièrement. 

Il est heureux de voir que la formation que les entraineurs et lui-même ont pu apporter à ces jeunes a été positive bien que certains joueurs aient dû quitter le club en raison de leurs études ou à la recherche d’un niveau plus poussé. Ces résultats et la reconnaissance des joueurs lui donnent la motivation et l’envie de s’investir toujours plus pour le club. 

Son souvenir le plus marquant de sa vie de volley à la MJC est la création du comité départemental et l’organisation d’un tournoi régional où ils ont pu faire venir l’équipe de France, d’Allemagne, de Russie et de Yougoslavie. Ça a été une évènement phare pour la MJC même s’il n’a pas eu l’impact attendu. Michel regrette le manque d’infrastructures et de temps pour pouvoir organiser à nouveau des évènements de cette envergure. 

Tous ceux qui connaissent Michel, joueurs, joueuses, entraineurs, supporters savent que le volley ruthénois n’aurait pas évolué de la sorte sans lui et que lui-même ne peut se passer de ce sport. 

Loralie Cerato

édité par Lola Cros, le 15 novembre 2024