Aliaksandra Kaldunova – dite Sasha – est une jeune fille de 17 ans, originaire de Biélorussie, qui est arrivée à Rodez en septembre dernier pour étudier en Information Communication à l’iut de Rodez. Née à Minsk, elle a grandi dans son pays, tout en voyageant énormément en Europe.

Sasha parle biélorusse, russe, français, espagnol et anglais. Elle a étudié dans un collège et un lycée français et a obtenu l’équivalent d’un Baccalauréat Littéraire.

“J’admire beaucoup les autres cultures.” 

Sa culture française a commencé à se développer à l’âge de 6 ans lorsqu’elle a appris les bases de la langue à l’école primaire et cela fait maintenant 5 ans qu’elle parle couramment français. Avant de prendre la grande décision de quitter la Biélorussie pour étudier en France, Sasha a beaucoup réfléchi aux avantages que cela pouvait représenter. Pour sa part, l’éducation française est de meilleure qualité et, malheureusement, l’offre de travail en Biélorussie est moins importante que dans l’hexagone. Ayant pour vocation de devenir journaliste, elle a été admise à l’université de Bordeaux et à celle du Havre pour finalement privilégier l’enseignement en institut universitaire technologique car cela sera plus facile pour elle d’accéder au journalisme plus tard. Le DUT Infocom à Rodez répondait donc aux critères de son aspiration professionnelle.

Mais Sasha a vécu un véritable choc de culture en arrivant en France pour étudier. Son arrivée dans sa nouvelle classe a fait sensation: elle était le centre de l’attention. 

“C’est qui cette Biélorusse ? Il y avait beaucoup d’attention autour de moi, j’étais au centre de toutes les nouveautés, mais petit à petit je me suis fait mon groupe d’amis et maintenant je suis à l’aise”. 

Il y a des choses qui, pour le moment, restent un peu floues à ses yeux, mais c’est normal et elle sait qu’elle arrivera bientôt à comprendre les différences entre le système éducatif français et celui de son pays d’origine. La relation professeur-élève est l’une des choses qu’elle préfère car l’ambiance est amicale et calme, et non aussi officielle et hiérarchique qu’en Biélorussie. Une différence notable réside aussi dans les interactions des Français et celles des Biélorusses: en France, tout le monde se parle, sur n’importe quel sujet alors qu’en Biélorussie, une certaine pudeur et timidité se dégage des rapports. Et c’est cette mentalité française que Sasha aime au quotidien.

Ses parents habitent maintenant en Espagne, à Barcelone et son petit-ami se trouve à Berlin, en Allemagne, tout en étudiant en Lituanie, ce qui amènera Aliaksandra à prochainement ajouter des tampons sur son passeport déjà bien rempli.

Justine RIBAT