Nicolas, gardien des clés du château de Belcastel (Aveyron) est chargé de la responsabilité du monument en l’absence des propriétaires. Avant, un château de ruine, aujourd’hui, une galerie d’art. Nicolas ouvre les portes du château. 

Quelle est votre fonction ici ?

Je suis responsable du château, je m’occupe de tout. Je gère l’équipe, la comptabilité. Je suis en charge de toute la partie communication pour le château, du site internet à nos réseaux sociaux . En ce moment nous avons trois stagiaires, elles m’aident dans mon travail mais je dois les former. 

Pouvez-vous nous en dire plus quant à la création du château de Belcastel ? 

Le monument fut créé au 11ème siècle, pendant la période du moyen âge. En 1973, il tombe en ruine et est racheté par un célèbre architecte, du nom de Fernand Pouillon. Quand il a commencé la rénovation du château, il y avait des travaux conséquents. Après les travaux, Fernand Pouillon s’installe dans le château, il y passera le reste de sa vie. 

 En 2005,  cet héritage est racheté par la propriétaire actuelle, Heidi Leigh, galeriste new- yorkaise. Elle a eu un coup de cœur et décide d’en faire une galerie d’art. Passionnée d’art, elle a des contacts avec des artistes du monde entier. Cela nous permet donc d’avoir un large panel de choix concernant les œuvres exposées et les artistes. 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les responsables actuels du château et sur le fonctionnement du château ? 

Quand les propriétaires sont au château, généralement ils s’occupent des travaux pour le maintien du château. La propriétaire étant galeriste, s’occupe de recruter les artistes présentés lors de nos expositions, et également des chambres d’hôtes. Je l’assiste aussi dans ces tâches-là. 

Le château accueille plusieurs événements, quels sont les types de prestations proposées ? 

Dans la plupart des cas, les personnes louent nos lieux pour des réceptions, types mariages, galas ou autres. Ils peuvent donc profiter du jardin ou de l’espace avec piscine. On peut aussi louer l’entièreté du château quand il est fermé mais cela coûte plus cher. 

Quels sont les mouvements artistiques majeurs représentés dans la galerie ? 

En ce moment, le mouvement artistique omniprésent dans la galerie est “le street art”. Nous proposons des œuvres de street artistes venus du monde entier. Par exemple, Héra, une street-artiste allemande qui est en ce moment exposée à la galerie, plaît beaucoup aux visiteurs. La galeriste aime changer de style artistique d’années en années. J’en profite donc pour vous dire que la collection de l’année prochaine sera sous le thème des dragons !

Quelle est l’œuvre la plus chère vendue cette année ? 

Si je me souviens bien c’est l’œuvre de Bomk vendue à 8 000 €.

Quelle est l’œuvre que vous aimez le plus ? 

Alors, ma préférée c’est celle de l’artiste Inti mais c’est aussi la plus chère et celle qui n’a jamais été vendue.

Emma Constantin et Aliaksandra Kaldunova.