À seulement 23 ans, Anaïs Charreire a fait le choix d’entreprendre là où elle a grandi. À la tête de Novia Événementiel, une agence spécialisée dans l’organisation de mariages, cette ancienne étudiante du BUT Information-Communication de Rodez conjugue passion, ambition et attachement à ses racines. Un parcours qui n’était pourtant pas tout tracé.

Crédit photo : Ilys Films
Assise chez elle, Anaïs Charreire se livre avec le sourire. Dynamique et spontanée, elle évoque son parcours avec enthousiasme. Lorsqu’elle parle de son entreprise, son visage s’anime. À 23 ans, la jeune entrepreneure ne manque ni d’énergie ni d’ambition. Pourtant, rien ne la prédestinait réellement à organiser des mariages. Avant de faire de l’événementiel son métier, elle envisageait une tout autre voie : celle des sapeurs-pompiers professionnels.
Après le lycée, elle intègre le BUT Information-Communication à Rodez, sans projet précis : « Je ne savais pas trop ce que je voulais faire au lycée » Une expérience en Belgique puis un déménagement à Toulon lui font découvrir l’événementiel et sa passion pour les mariages. Après une formation spécialisée, elle crée son agence en 2024.
Un brin de patois, beaucoup d’ambition
Installée dans le Nord-Aveyron, Anaïs Charreire souhaite développer son activité sur un territoire qu’elle connaît et auquel elle est profondément attachée. Le nom de son agence, Novia Événementiel, en est le reflet : prononcé « Nobia », il signifie « la mariée » en patois. Un clin d’œil à son histoire familiale, puisque son père a longtemps parlé cette langue.
« Je voulais vraiment essayer de mettre un peu de moi dans les événements que j’allais organiser », explique-t-elle. À travers son activité, elle souhaite aussi mettre en valeur l’Aubrac et ses paysages, notamment auprès des couples originaires de la région qui reviennent s’y marier.
Entreprendre en milieu rural représente un défi : « En milieu rural, c’est quand même un métier qui est peu connu ». Pour se faire connaître, Anaïs participe à des salons du mariage, développe sa présence sur les réseaux sociaux et rejoint le réseau des Audacieuses Ruthénoises pour échanger avec d’autres entrepreneurs.
L’audace comme fil conducteur
Son parcours en Information-Communication lui sert encore aujourd’hui, notamment pour promouvoir son entreprise. Elle observe cependant à quel point les pratiques évoluent vite, avec l’importance grandissante d’Instagram et de Pinterest dans la préparation des mariages : « Il faut réussir à évoluer avec, sinon ça ne marche pas. »
Pour l’avenir, Anaïs Charreire souhaite développer son entreprise à son rythme, sans sacrifier sa vie personnelle. Aux jeunes qui hésitent à se lancer, elle conseille : « Dans tous les cas, ça ne sert à rien de trop hésiter. » Pour elle, mieux vaut essayer que de rester dans une voie qui ne nous correspond pas.
Pour elle, avoir 20 ans, c’est justement cette possibilité de tenter, de découvrir et de choisir sa direction : « Avoir du temps, c’est le moment de pouvoir être libre et essayer tout ce qu’on a envie. »
À 23 ans, Anaïs Charreire n’a pas tout prévu pour l’avenir. Mais elle a déjà trouvé une manière bien à elle de mêler passion, indépendance et amour de son territoire.

Crédit photo : Ilys Films

Léo LABAUME



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