Il y a 20 ans, était créée la filière Information-Communication à l’IUT de Rodez. À l’origine de cette aventure, Isabelle Vidalenc revient sur deux décennies de formation et de rencontres dans un univers qui ne cesse d’évoluer.

Crédit photo : Isabelle Vidalenc
À la rencontre de celle qui a lancé la formation
Le parcours d’Isabelle Vidalenc débute par des études en informatique, avant de se poursuivre dans l’informatique documentaire et les sciences de l’information et de la communication. Après une expérience à l’Université de Montréal et quinze années passées à Lyon, où elle participe à la création d’un département Information-Communication, elle rejoint l’IUT de Rodez en 2004 avec pour mission de lancer une nouvelle formation en communication. Les premiers étudiants font leur rentrée en septembre 2007. Une aventure qui célèbre aujourd’hui ses vingt ans.
Qu’est-ce qui a motivé la création du département à Rodez ?
L’IUT n’avait que trois départements. La communication permettait de diversifier les formations et d’accueillir de nouveaux profils, notamment des bacheliers littéraires et issus des sciences sociales. Il y avait aussi un véritable besoin des entreprises locales, qui avaient intérêt à développer leurs compétences en communication sur le territoire.
Qu’est-ce qui a le plus changé entre le DUT et le BUT ?
On a gagné en cohérence pédagogique. Le passage au BUT a permis de construire un programme sur trois ans, avec une progression des compétences. Les enseignements ont aussi évolué. Aujourd’hui, davantage de place est accordée à la culture numérique, tout en conservant les fondamentaux de la communication.
Comment le métier de communicant s’est-il transformé en 20 ans ?
Les outils évoluent, mais les fondamentaux de la communication restent les mêmes : définir une stratégie, identifier ses publics et transmettre un message. Les réseaux sociaux ont multiplié les échanges avec les publics, tandis que l’IA ouvre de nouvelles possibilités. Il faut toutefois savoir s’adapter à ces évolutions tout en gardant un regard critique sur leurs limites, notamment environnementales et numériques.
De quoi êtes-vous la plus fière après ces vingt années ?
C’est d’avoir aidé tous ces jeunes à trouver leur voie, de leur avoir permis de découvrir le secteur de la communication et la diversité de ses métiers. Je suis aussi fière d’avoir créé du lien entre les promotions, les étudiants et les enseignants.
« Tout seul, on n’est rien. La force d’une formation, c’est le collectif, les rencontres et les liens que l’on crée. »
Éléna Cartayrade



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