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Bruno houlès, le directeur de la MJC

Bruno Houlès, confie dans cet interview ce que cela représente d’être directeur de la Maison des Jeunes de Rodez. De son expérience, aux moments forts à ses yeux, jusqu’à ses ambitions futures, il dit tout sur son métier plus que passionnant, prenant. Rencontre avec ce professionnel de la culture qui fait vivre et palpiter les habitants de Rodez, et des alentours.

Quelle est votre expérience dans le métier ?

Je travaille dans le domaine administratif depuis plus de trente ans, et j’ai travaillé dans plusieurs structures associatives, où je m’occupe de la gestion de l’association. J’ai travaillé pour la MJC de Castres auparavant.

Quel est le plus important pour vous dans votre métier ?

Pour moi, le plus important est la relation avec les autres, l’humain. C’est une relation complexe mais enrichissante, au niveau de la culture, de l’art, du partage. Les artistes sont très importants pour moi aussi, leur regard sur eux-mêmes, leur vision de la société, c’est enrichissant et épanouissant.

Quel est pour vous le moment le plus fort que vous ayez vécu à la MJC de Rodez ?

Je ne pense pas avoir vécu un moment vraiment plus fort que les autres au sein de la MJC, pour moi toutes les saisons sont des moments forts, chacune à sa manière. Porter des projets, mener des actions culturelles, fédérer les partenaires, fédérer une volonté politique autour d’un projet, un regard critique, sont des moments très forts.

Que souhaitez-vous encore apporter à la ville de Rodez ?

Je souhaite donner aux habitants un regard nouveau sur la culture, un regard plus poétique, mais aussi politique et critique. J’ai aussi envie d’impliquer plus les jeunes dans leur ville, en communiquant énormément avec eux, on fait des conférences, on passe dans les lycées, collèges, on organise des événements spécialement adapté à eux… les gens viennent à la MJC pour trouver du plaisir et ça marche ! Un gros tiers de la population qui fréquente la MJC a moins de vingt-six ans, donc on continu à amener des types de projets qui fédèrent la jeune génération. Je souhaite, avec mon équipe, éveiller la curiosité des uns et des autres, que la MJC soit un lieu d’épanouissement, d’échange, de rencontre, et de plaisir.

Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour 2018 ?

Sur le plan personnel, je ne me suis pas fixé d’objectifs, mais pour la MJC, je souhaite obtenir une reconnaissance de notre culture, que l’on maintienne le cap évidement, mais aussi je voudrais arriver à répondre à certaines attentes des collectivités, en termes d’animation et de culture. Je voudrais aussi que l’on soit en phase avec les politiques régionales, et départementales.  De plus j’aimerai continuer à étonner la population, qu’ils découvrent autre chose que ce qu’ils voient à la télévision ou ce qu’ils entendent à la radio. Je voudrais multiplier les temps de rencontre et changer les regards sur le théâtre, la poésie et la politique. J’ai pour ambitions futures d’être en connexion avec ce qu’il se passe sur le territoire, mais aussi de partager avec les gens, de poser les choses…

Qu’est-ce que pour vous la culture ?

Pour moi, il n’y a pas de définition stricte de la culture, tout le monde la porte en soi, mais c’est une manière de partager les choses, d’abord dans la relation, puisque c’est un regard, un échange. Ensuite elle permet d’injecter un regard plus poétique dans la société, d’où la grande nécessité d’avoir des artistes présents, c’est essentiel à la survie de la société.

Selon vous qu’est-ce que le style Houles ? Votre marque de fabrique ?

Je pense que l’on pourrait me définir par mon absence de capillarité (ndlr, Bruno Houlès n’a pas de cheveux…), mais bon en dehors de ceci, je n’ai pas de style en particulier.

Est-il difficile de concilier votre vie professionnelle avec votre vie privée ?

En effet c’est quelque chose de pas simple, c’est un métier très énergivore, et peu considéré en terme économique, mais passionnant, et c’est un engagement personnel qui rejaillit sur la vie professionnelle et personnelle. Mon épouse travaille dans le même milieu, cela nous permet de partager beaucoup de choses. Cependant, rester en contact avec la création demande des absences dans le cercle privé puisque je suis amené à voyager régulièrement à l’étranger. Cela créé aussi de nombreux retards sur les dossiers, qui peuvent avoir des répercussions sur le plan privé.

Marie Gaufrès & Marie-Léonce Bourges